Fête de Sainte Catherine d’Alexandrie


Textes et chants liturgiques



Hymne Acathiste à la Sainte Grande Martyre Catherine d’Alexandrie

Tropaire, ton 4 la Présentation

Aujourd’hui se prépare la bienveillance de Dieu, / et le salut des hommes est proclamé; / dans le temple de Dieu / la Vierge est présentée aux yeux de tous / et d’avance annonce le Christ au monde entier ; / aussi lui clamons-nous d’une voix forte : // réjouis-toi, accomplissement du dessein du Créateur.

Tropaire, ton 5, sainte Catherine

Chantons les louanges de Catherine, / la glorieuse fiancée du Christ, / la divine protectrice du Sinaï, notre aide et notre secours ; / car elle réfuta brillamment les vaines subtilités des impies, / par le glaive de l’esprit / et ayant reçu la couronne du martyr, // elle demande pour tous, la grande miséricorde

En grec: Τὴν πανεύφημον νύμφην Χριστοῦ ὑμνήσωμεν Αἰκατερίναν, τὴν θείαν καὶ πολυούχον Σινᾶ, τὴν βοήθειαν ἡμῶν καὶ ἀντίληψην, ὅτι ἐφήμωσε λαμπρῶς τοὺς καμψοὺς τῶν ἀσεβῶν τοῦ Πνεύματος τῇ μαχαίρᾳ καὶ νῦν ὡς Μάρτυς στεφθεῖσα, αἰτεῖται πᾶσι τὸ μέγα ἒλεος.

Gloire…

Kondakion, ton 2, sainte Catherine

En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin / pour glorifier la très-sage Catherine /; sur le Stade elle a prêché le Christ, / et foulé aux pieds le serpent, // elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.

En grec: Χορείαν σεπτὴν ἐνθέως φιλομάρτυρες ἐγείρατε νῦν γεραίροντες τὴν πάνσοφον Αἰκατερίναν. Αὒτη ἐν Σταδίῳ τὸν Χριστὸν ἐκήρυξε καὶ τὸν ὅφιν ἐπατησε, ῥητόρων τὴν γνῶσιν καταπτύσασα.

et maintenant…

Kondakion, ton 4 la Présentation

La Vierge, temple très pur du Sauveur, / la très précieuse chambre nuptiale, / trésor sacré de la gloire de Dieu, / est conduite aujourd’hui dans la maison du Seigneur, / introduisant la grâce de l’Esprit divin ; / aussi les anges de Dieu proclament : // voici le tabernacle céleste. 

Ikos

Dès l’enfance ayant reçu la sagesse de Dieu, cette Martyre également fut instruite du savoir profane en toute son étendue ; par là connaissant l’importance de la raison dans la formation et l’évolution des éléments et celui qui les créa à l’origine par son verbe, elle lui rendait grâces jour et nuit et renversa les idoles et leurs adorateurs insensés, elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.



Lectures

Lecture de la seconde épitre de Paul aux Galates (Ga III, 23-IV,5)

Frères,

Avant la venue de la foi, nous étions gardés en captivité sous la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi donc, la loi a été notre surveillant, en attendant le Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi. Mais, après la venue de la foi, nous ne sommes plus soumis à ce surveillant. Car tous, vous êtes, par la foi, fils de Dieu, en Jésus Christ. Oui, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus l’homme et la femme ; car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus Christ. Et si vous appartenez au Christ, c’est donc que vous êtes la descendance d’Abraham ; selon la promesse, vous êtes héritiers.

Telle est donc ma pensée : aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, lui qui est maître de tout ; mais il est soumis à des tuteurs et à des régisseurs jusqu’à la date fixée par son père. Et nous, de même, quand nous étions des enfants soumis aux éléments du monde, nous étions esclaves. Mais, quand est venu l’accomplissement du temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et assujetti à la loi, pour payer la libération de ceux qui sont assujettis à la loi, pour qu’il nous soit donné d’être fils adoptifs.

Lecture de l’Évangile selon saint Marc (Mc.V,24-34)

En ce temps-là, une foule nombreuse suivait Jésus et le pressait de toutes parts. Une femme, qui souffrait d’hémorragies depuis douze ans — elle avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout ce qu’elle possédait sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré —, cette femme, donc, avait appris ce qu’on disait de Jésus. Elle vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait : « Si j’arrive à toucher au moins ses vêtements, je serai sauvée. » À l’instant, sa perte de sang s’arrêta et elle ressentit en son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus s’aperçut qu’une force était sortie de lui. Il se retourna au milieu de la foule et il disait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse et tu demandes : “Qui m’a touché ? ” » Mais il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal. »


La vie de sainte Catherine d’Alexandrie

Sainte Catherine a vécu à Alexandrie – ancien centre de l’Empire hellénistique. Étant d’une beauté et d’une intelligence exceptionnelles, elle a reçu une éducation très élaborée, et a étudié les œuvres des plus grands philosophes et éducateurs de l’Antiquité. Des jeunes hommes des meilleures familles de l’Empire ont demandé sa main en mariage, mais aucun n’a pu l’obtenir. Elle avait déclaré à ses parents qu’elle n’accepterait d’épouser qu’un homme qui lui serait supérieur par sa condition sociale, par sa fortune, sa beauté et sa sagesse.

La mère de Catherine, chrétienne en secret, l’a envoyée à chercher conseil auprès de son propre père spirituel, un saint vieillard qui passait sa vie dans la prière et la solitude, dans une grotte, pas loin de la cité. Ayant écouté Catherine, il lui dit qu’il connaissait un jeune homme qui la dépassait en tout, car « Sa beauté était plus éclatante que la lumière du soleil, Sa sagesse gouvernait toute la Création, Ses richesses étaient répandues dans tout le monde, ce qui ne diminuait en rien, mais plutôt augmentait la noblesse de Son lignage ». L’image de l’Époux céleste produisit dans l’âme de la sainte vierge le désir ardent de le voir. La vérité que son âme cherchait se révéla à elle. En partant, le saint vieillard offrit à Catherine une icône de la Mère de Dieu avec l’Enfant Jésus dans ses bras et lui recommanda de prier avec foi la Reine des Cieux – la Mère de l’Époux céleste – pour que lui soit accordée la grâce de voir son Fils.

Catherine pria toute la nuit et il lui fut accordé de voir la Très Sainte Vierge qui envoya son Fils divin regarder Catherine, agenouillée devant Eux. Mais l’Enfant détourna Ses yeux de la jeune fille, en disant qu’Il ne pouvait pas la regarder parce qu’elle était laide, de pauvre condition, réduite à la mendicité et dépourvue d’intelligence comme toutes les personnes qui n’avaient pas été purifiées par les eaux du Baptême et n’avaient pas reçu le sceau du Saint Esprit. Catherine retourna chez le vieillard dans un état de profonde tristesse. Il la reçut avec amour, l’instruit dans la foi dans le Christ, lui conseilla de préserver sa pureté et son intégrité et de prier sans cesse. Ensuite, il officia pour elle le Saint Mystère du Baptême. Par la suite, Sainte Catherine eut une autre vision de la Mère de Dieu avec son enfant. Cette fois-ci, le Seigneur la regarda avec tendresse et lui donna un anneau – un merveilleux don de l’Époux céleste.

À cette époque l’empereur Maximin lui-même était dans la cité d’Alexandrie à l’occasion d’une fête païenne. C’est pourquoi la fête était particulièrement splendide et des foules y accouraient. Les cris des animaux de sacrifice, la lumière incessante des feux, les foules agitées des arènes remplirent Alexandrie de monde. Des sacrifices humains furent offerts aussi, car les confesseurs de la foi dans le Christ, qui avaient refusé d’abjurer leur foi sous la torture, étaient condamnés à la mort par le feu. L’amour de la sainte pour les martyrs chrétiens et son ardent désir d’alléger leurs souffrances décidèrent Catherine d’aller voir le pontifex maximus païen à la tête de l’empire, l’empereur persécuteur Maximin.

En se présentant à lui, la Sainte déclara sa foi dans l’unique vrai Dieu et démontra avec sagesse les erreurs des païens. La beauté de la vierge fascina l’empereur. Pour la convaincre de la supériorité de la sagesse païenne, l’empereur ordonna la convocation de cinquante rhéteurs, les hommes les plus érudits de l’empire, mais la sagesse de la Sainte l’emporta, au point que les rhéteurs commencèrent eux-mêmes à croire au Christ. Sainte Catherine fit sur les martyrs le signe de la Croix et ceux-ci acceptèrent bravement de mourir pour le Christ, brûlés vifs sur ordre de l’empereur. 

Maximin, n’espérant plus convaincre la sainte, essaya de la tenter en lui promettant de grandes fortunes et la renommée. Face au refus violent de la Sainte, l’empereur ordonna qu’elle soit soumise à des tortures affreuses et la fit jeter en prison. L’impératrice Augusta, qui avait beaucoup entendu parler de la Sainte, voulut la voir. Ayant convaincu Porphyrios, un commandant militaire, de l’accompagner avec un détachement de soldats, Augusta alla à la prison. L’impératrice fut très touchée par la force d’esprit de Sainte Catherine, dont la figure brillait du feu de la Grâce divine. Catherine expliqua les enseignements du christianisme aux nouveaux arrivés qui, ayant cru, furent convertis au Christ. 

Le jour suivant, la martyre fut amenée encore une fois au tribunal où ses juges lui demandèrent d’abjurer sa foi chrétienne et de sacrifier aux dieux païens, sous peine de voir son corps écrasé par une roue garnie de pointes de fer. La Sainte confessa le Christ avec courage et s’approcha elle-même de la roue ; mais un ange brisa les instruments de l’exécution dont les pièces s’envolèrent dans toutes les directions vers les païens de passage. En voyant ce miracle, l’impératrice Faustina et le noble Porphyrios avec 200 soldats confessèrent leur foi dans le Christ devant tout le monde. Ils furent décapités. Maximin voulut tenter encore une fois la sainte martyre, en lui proposant de l’épouser, mais il reçut un nouveau refus. Sainte Catherine réaffirma sa fidélité au Christ, l’Époux céleste et, en priant toujours, elle tendit sa tête sur le billot, en attendant le coup d’épée du bourreau. 

Les reliques de Sainte Catherine furent portées par des anges au Mont Sinaï. Au IXe ou au Xe siècle, la tête et la main gauche de la sainte martyre furent retrouvées par une révélation et furent transférées, avec une grande piété, à l’église du Monastère du Sinaï, construit par le saint empereur Justinien le Grand au VIe siècle.

Source : Orthowiki

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