Mercredi 25 mars : L’Annonciation

Chers paroissiens et amis de la paroisse,

Préparons-nous pour la fête de l’Annonciation.

Pour les parents, je vous propose de prendre un moment pour faire du catéchisme à vos enfants grâce au cahier d’activité n°2 autour de l’Annonciation, que vous pouvez télécharger ici :
http://fraternite-orthodoxe.eu/fr/Catechese/2-Annonciation.pdf

Pendant cette période, vous pouvez écouter tous les offices en français célébrés au monastère de la Protection de la Mère de Dieu – Solan sur ce site : https://monastere-de-solan.com/content/11-les-offices

Je vous souhaite à tous une bonne fête de l’Annonciation !

P.Alexandre
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TROPAIRE (Ton 4)

Aujourd’hui c’est l’aurore de notre salut, où se manifeste le mystère éternel : le Fils de Dieu devient fils de la Vierge et Gabriel annonce cette grâce. Avec l’Ange disons donc à la Mère de Dieu : Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

KONDAKION (Ton 8)

Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine, toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine ! Vers toi montent nos louanges, nos chants d’action de grâce. De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts, sauve-nous de tout danger, hâte-toi de secourir les fidèles qui te chantent : Réjouis-toi, Épouse inépousée.

ÉPÎTRE (Hébreux 2, 11-18)

Frères, le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères, quand il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères. Je te chanterai au milieu de l’assemblée. Et encore : Pour moi j’aurai confiance en lui. Et encore : Nous voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés.  Puis donc que les enfants avaient en commun le sang et la chair, lui aussi y participa pareillement afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et d’affranchir tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort. Car ce n’est certes pas des anges qu’il se charge, mais c’est de la descendance d’Abraham qu’il se charge. En conséquence, il a dû devenir en tout semblable à ses frères, afin de devenir dans leurs rapports avec Dieu un grand prêtre miséricordieux et fidèle, pour expier les péchés du peuple. Car du fait qu’il a lui-même souffert par l’épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés.

ÉVANGILE (Luc 1, 24-38)

Quelque temps après, sa femme Élisabeth conçut, et elle se tenait cachée cinq mois durant. « Voilà donc, disait-elle, ce qu’a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d’enlever mon opprobre parmi les hommes ! »   Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. Il entra et lui dit : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l’ange lui dit : « Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin. » Mais Marie dit à l’ange : « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile ; car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole ! » Et l’ange la quitta.

MÉDITATION SUR LA FÊTE
AVEC LE PÈRE LEV GILLET

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période  de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie [1]. Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête :  » Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… « . L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation,  » le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères « . L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie,  » comment cela se fera-t-il ?  « , N’est pas l’expression d’un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse ; et, quand l’ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l’humilité et l’obéissance qui caractérisent toute sa personne :  » Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole « .

La fête de l’Annonciation a en quelque sorte deux faces. L’une d’elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration de cette gloire et l’expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l’ange :  » Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi « . Nous ne pouvons mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu’en répétant cette phrase avec vénération et tendresse. L’autre face du mystère de l’Annonciation est tournée vers les hommes. Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations divines, des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté et son dessein à notre égard. Mais toutes ces Annonciations doivent s’unir et se fondre dans une Annonciation essentielle : l’Annonce que Jésus peut naître en nous, peut naître de nous – non point dans le sens où il fut conçu et mis au monde par la Vierge Marie, car il s’agit là d’un miracle unique et inégalable, mais dans le sens d’une prise de possession toute spirituelle et en même temps très réelle de notre personne par le Sauveur. Et puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt suivie d’une Visitation : la faveur divine étendue sur nous doit immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole ou un acte de charité envers nos frères. Voilà pourquoi l’évangile des matines de l’Annonciation est le récit de la visite faite par Marie à Élisabeth. La Mère de Dieu, aussitôt après son entretien avec Gabriel, va porter la grâce à sa cousine et faire rayonner cette grâce sur Élisabeth et Jean.

NOTE

[1] C’est le Concile de Tolède, en 656, qui mentionne pour la première fois la fête de l’Annonciation. Le Concile in Trullo, en 692, parle de l’Annonciation comme d’une fête célébrée en Carême. Il semble probable que, si la solennité du 25 mars, a été fixée au VIIe siècle, les origines en remontent plus haut. Dans la première des notes du chapitre III de cet ouvrage, nous avons parlé de la manière dont les fêtes de Noël et de l’Annonciation ont été historiquement reliées l’une à l’autre. Si la fête du 25 mars tombe le vendredi-Saint, la mémoire de l’Annonciation est transférée au dimanche même de Pâques.

Extrait du livre L’An de grâce du Seigneur,signé « Un moine de l’Église d’Orient », 
Éditions AN-NOUR (Liban) ;
Éditions du Cerf, 1988.

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